Transport : Diminution des émissions de CO2 par kilomètre

Ces dernières années, les transports en Suisse n'ont cessé de réduire leurs émissions de CO2. Aujourd'hui, on transporte plus avec moins d'émissions et moins d'impact sur l'environnement. Cette évolution réjouissante peut être attribuée à la part accrue des biocarburants, à l'évolution des véhicules utilitaires et grâce à de nouveaux concepts logistiques.

Texte/photo : transport-CH

Les émissions de gaz CO2 à effet de serre en Suisse s'élèvent à 47,2 millions d'équivalents en 2017. C'est environ un million de tonnes de moins qu'en 2016, comme le rapporte l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) dans son résumé sur les émissions de CO2 en Suisse (15 avril 2019).

Cette évolution positive s'explique principalement par le fait que les bâtiments et l'industrie consomment moins de combustibles fossiles. Toutefois, le trafic routier a également diminué en 2017 par rapport à 2016 : bien que les 15 millions de tonnes d'équivalents CO2 provenant du trafic routier représentent encore un pour cent de plus que les émissions de 1990, les émissions ont néanmoins diminué de 2 pour cent par rapport à 2016.

Selon l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), environ la moitié de la réduction est imputable à une nouvelle réduction du tourisme pétrolier et à l'augmentation des biocarburants. « Le mélange de biocarburants a considérablement augmenté ces dernières années et a atteint une part bien supérieure à 2 pour cent en 2017. »

Cette évolution est encourageante, d'autant plus que des véhicules utilitaires plus performants et des nouveaux concepts logistiques ont permis de réduire les émissions de CO2 par kilomètre. Cette réduction des émissions est - dans la langue officielle des autorités environnementales - « largement compensée par l'augmentation du nombre de kilomètres parcourus. » Ou pour le dire autrement : aujourd'hui, on transporte plus avec moins d'émissions et de pollution de l'environnement !

Conclusion : dans l'ensemble, l'utilisation des biocarburants et la réglementation sur les gaz d'échappement, ainsi que les progrès connexes dans le domaine des véhicules utilitaires ont eu un effet positif. De plus, 48 pour cent des émissions de CO2 dues à la mobilité proviennent également du trafic aérien.